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fluide de genre

Le terme « fluide de genre » revendique un « genre changeant » – d’heure en heure, de jour en jour. Cette étiquette détruit son propre fondement : un noyau interne qui change n’est pas un noyau. Le fait que la fluidité de genre soit néanmoins acceptée comme motif de changement de nom, de règlement scolaire ou d’interventions médicales montre à quel point cette conception s’est ancrée.

Définition selon les partisans

Une identité où le « sentiment de genre » varie au fil du temps — d’heure en heure, de jour en jour, ou d’une phase à l’autre. Cette évolution peut s’opérer entre les catégories homme/femme ou à travers des identités non binaires. Nul ne peut dire ce qui change, seulement que cela change.

Origine : Tumblr et YouTube, pas la clinique

Le terme s'est répandu à partir des années 2010 via Tumblr et YouTube, s'inscrivant dans un mouvement de prolifération plus large observé depuis 2010. Avant 2005, ce concept était quasiment absent de la littérature clinique. Il apparaît désormais fréquemment dans les enquêtes auprès des étudiants ; les données de prévalence fiables font défaut, car l'autodéclaration est la seule source disponible. Une forte concentration au sein des groupes de pairs suggère une contagion sociale (voir Littman/ROGD) .

Critique : le noyau qui change n'est pas un noyau

La définition initiale de l'identité de genre, popularisée par Stoller et Money, décrivait un savoir stable acquis dès la petite enfance. Lorsque ce « savoir » évolue au fil des jours, il ne s'agit plus d'un savoir, mais d'un état d'esprit. Ainsi, la fluidité de genre révèle une contradiction interne au modèle tout entier. Aucun marqueur mesurable ne permet de distinguer la « femme d'aujourd'hui » de l'« homme de demain » ; seule l'autodéclaration compte.

Un second problème se pose : si le genre peut changer plusieurs fois par jour, tout lien entre identité et biologie, politique ou droit immuable disparaît. Dès lors, la notion se réduit à un simple exercice performatif du langage – voir l’acte de parole performatif , le raisonnement circulaire et l’impossibilité de réfuter les résultats . Pourtant, sur la base d’une auto-interprétation fluctuante, des interventions irréversibles sont réclamées – quiconque ose dénoncer ce phénomène est réduit au silence.

Kathleen Stock (2021) souligne qu'une définition aussi flexible érode le concept : si tout compte, cela ne décrit rien. Helen Joyce (2021) met en garde contre le risque, pour les politiques fondées sur de telles auto-interprétations fluctuantes, de bâtir des droits fixes sur des revendications fixes. Levine (2022) : le consentement éclairé pour les interventions irréversibles pose un problème clinique face à cette auto-interprétation fluctuante.

Dommages : interventions sur un vote

L’auto-identification de genre fluide conduit de plus en plus au recours aux bloqueurs de puberté, aux hormones ou à la mastectomie – des dommages irréversibles fondés sur l’espoir d’un avenir meilleur. Le rapport Cass (2024) et l’étude SBU (2022) recommandent de ne prendre des décisions irréversibles que lorsque l’identité de genre est stable. La transition n’est pas une guérison – voir les recherches sur la détransition .

Identités apparentées

  • Flux de genre — variation d'intensité au sein d'une même idée.

  • Bigender — deux genres, souvent alternés.

  • Non-binaire — un terme générique qui englobe souvent la fluidité de genre.

Foire aux questions

Sources

  1. Marchiano, L. (2017). Épidémie : Sur les adolescents transgenres et les épidémies psychiques. Perspectives psychologiques . tandfonline.com .
  2. Stock, K. (2021). Material Girls .

Voir aussi