Accueil › Recherche › Danemark
Politique danoise 2023 : même le Danemark « progressiste » freine d’urgence
Le Danemark, souvent présenté comme progressiste, a aligné ses directives relatives à la prise en charge des enfants en fonction de leur genre sur celles de la Suède , de la Finlande et de la Norvège en 2023. Motif invoqué : le manque de données probantes. Quatre pays scandinaves, ainsi que le Royaume-Uni, ont depuis lors abandonné indépendamment ce modèle d’affirmation de genre. Seuls les Pays-Bas, berceau du Protocole néerlandais , maintiennent leur position.
Qu'est-ce qui a changé ?
L’agence danoise de santé publique (Sundhedsstyrelsen) reconnaît que l’augmentation exponentielle des consultations chez les jeunes – comme ailleurs – ne peut s’expliquer par des facteurs biologiques. Par conséquent, la politique a été durcie.
- Une évaluation psychiatrique est obligatoire avant l'administration d'hormones aux mineurs.
- Les soins sont concentrés dans un centre spécialisé (Aalborg et Copenhague).
- Équipe multidisciplinaire ; uniquement des cliniciens expérimentés.
- La voie du « consentement uniquement » n'est explicitement pas utilisée.
- Les comorbidités doivent être traitées en premier lieu avant d'envisager les parcours identitaires.
Le même tableau clinique que partout ailleurs.
Les jeunes Danois consultant dans des cliniques spécialisées dans les questions de genre présentaient le même profil qu'ailleurs : une forte prévalence de troubles du spectre autistique, de dépression, d'anxiété et de troubles alimentaires, ce qui concorde avec les observations de Cass concernant la comorbidité , avec les résultats de l'étude SBU en Suède et avec les travaux de Littman sur la dysphorie de genre . Ce constat est valable à l'échelle mondiale : il ne s'agit pas d'une « dysphorie biologique », mais d'une présentation clinique inédite où les facteurs sociaux et psychiatriques sont prédominants.
Ce que cela révèle sur la pratique internationale
Quatre pays scandinaves, toutes des institutions britanniques, et un nombre croissant de voix critiques en France et en Allemagne : le modèle affirmatif est abandonné dans la majorité des systèmes de santé occidentaux fondés sur des données probantes. Les Pays-Bas – chose étonnante – continuent d’adhérer au protocole Cohen-Kettenis, désormais obsolète. Le déploiement néerlandais se poursuit comme si de rien n’était sur le plan international. Il ne s’agit plus d’une position scientifique, mais d’une défense dogmatique d’un produit d’exportation national.
« Progressiste » et « fondé sur des preuves » ne sont pas synonymes.
Le Danemark a souvent été cité par les ONG internationales comme un exemple progressiste, notamment dans le débat sur l'auto-identification. Le durcissement des mesures de prise en charge des jeunes ne modifie pas cette perception concernant les droits des adultes, mais il met en lumière un point fondamental : le terme « progressiste » ne préjuge en rien de la qualité médicale d'un traitement. Une prise en charge véritablement progressiste repose sur des résultats concrets, et non sur la validation de l'identité. La politique danoise en est la preuve.
Collaboration clinique avec les organismes de recherche scandinaves
L'Agence néerlandaise de la santé (Sundhedsstyrelsen) collabore explicitement avec SBU , COHERE et Ukom afin de mettre en place un suivi conjoint des résultats chez les patients actuellement suivis. C'est ce que les Pays-Bas devraient faire, mais ne le font pas. En l'absence d'évaluation indépendante des données probantes, les soins néerlandais en matière de genre perpétuent un protocole qui a été falsifié dans quatre pays voisins.
Oui, mais c'est plus rare et seulement après une évaluation psychiatrique approfondie. Le seuil est plus élevé ; les approches affirmatives ne sont pas mises en œuvre.
Le Danemark ne considère pas la norme WPATH SOC 8 comme une directive contraignante. Le rapport Cass a explicitement critiqué la méthodologie de la norme WPATH SOC 8 — voir également les fichiers WPATH .
Cass (2024) mentionne explicitement le Danemark comme une conclusion parallèle — quatre pays scandinaves sont arrivés à la même conclusion sur la base d’un examen des preuves.
Sources
- Sundhedsstyrelsen (2023). Vejledning om dragning et traitement de transkønnethed . sst.dk
- Block, J. (2023). Le Danemark rejoint la liste croissante des pays qui restreignent les transitions des jeunes. BMJ .
- Cass, H. (2024). Examen indépendant—Rapport final .