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Aucun marqueur mesurable de l'identité de genre
Après des décennies de recherche, aucun test biologique ne permet d'établir ou d'infirmer l'« identité de genre ». Ni analyse sanguine, ni profil hormonal, ni examen d'imagerie, ni gène. Il ne reste qu'une croyance, qui justifie pourtant le recours aux bloqueurs de puberté, aux traitements hormonaux et aux mastectomies chez des mineurs en bonne santé.
Ce que devrait être un marqueur
Un marqueur biologique est un indicateur mesurable d'un état biologique. Pour le diabète : l'HbA1c. Pour la grossesse : l'hCG. Pour le sexe : les gamètes, le caryotype, l'anatomie des gonades. Pour l'« identité de genre » : rien. Aucun test de laboratoire, aucun examen, aucun critère. Il est impossible pour un médecin de déterminer qu'une personne a une « identité de genre féminine » ; il ne peut que rapporter les propos du patient. Ce n'est pas un diagnostic ; c'est une simple dictée.
Ce que la recherche a tenté de trouver — et n'a pas trouvé
Les examens d'imagerie cérébrale ( aucun marqueur cérébral n'a été mis en évidence), les études génétiques ( aucun marqueur génétique n'a été mis en évidence), les taux d'hormones, les rapports de longueur des doigts, les affirmations classiques concernant les interventions « trans-cérébrales » dans l' étude Zhou-BSTc : rien n'a permis d'établir une distinction cohérente, reproductible et cliniquement utile. Le rapport Cass (2024) conclut sans ambages : « Il n'existe aucun biomarqueur fiable permettant de prédire qui bénéficiera ou non d'une intervention médicale. » La Suède ( SBU ), la Finlande ( COHERE ), le Royaume-Uni ( NICE ), le Danemark et la Norvège sont parvenus indépendamment à la même conclusion.
La conséquence épistémique
En l'absence de marqueur, il ne reste que l'auto-déclaration . Or, l'auto-déclaration sans critère indépendant conduit immédiatement à un raisonnement circulaire : « Je suis trans parce que je me sens trans, et je me sens trans parce que je suis trans. » Il ne s'agit pas d'un détail, mais d'un défaut épistémique fondamental. Concrètement, nous ignorons même de quoi nous parlons. L'affirmation est irréfutable et relève donc, à proprement parler, de la métaphysique , et non de la science.
Comparaison avec les diagnostics réels
Pour la dépression ou le TDAH, il n'existe pas de biomarqueurs directs, alors que des échelles comportementales validées, des critères d'observation et des mesures de résultats sont disponibles. Concernant « l'identité de genre » : seule l'affirmation elle-même est établie. Cette différence rend ce concept fondamentalement inadapté comme base d'interventions médicales irréversibles. Dans aucun autre domaine médical, une telle lacune ne serait acceptée ; or, ici, elle persiste, car toute critique est étouffée et quiconque pose des questions est qualifié de transphobe.
Oui, mais d'importantes études récentes (Cass 2024, SBU 2022) concluent qu'après des décennies de recherche, aucune découverte utile n'a été faite. Ce schéma – chercher sans trouver, modifier des affirmations sans preuves – relève d'une idéologie, non d'une démarche scientifique.
Il s'agit donc d'un témoignage, et non d'une affection avérée. La différence est suffisamment importante pour ne pas justifier l'utilisation d'un scalpel ou d'un analogue de la GnRH.
Cela joue assurément un rôle. Les études positives sont amplifiées, les négatives passées sous silence. Voir les biais de publication et les fraudes dans ce domaine.
Sources
- Cass, H. (2024). Évaluation indépendante : Rapport final . cass.independent-review.uk
- SBU (2022). Hormonothérapie et dysphorie de genre chez les adolescents . Agence suédoise d'évaluation des technologies de la santé.
- Hruz, P. (2020). Lacunes dans les preuves scientifiques. Linacre Quarterly , 87(1).